Sorry I’m late

Je ne me lasse pas de regarder ce petit bijou de fantaisie. Frais et imaginatif, ce film a recours à une astuce de réalisation qui en fait son charme et sa particularité.

L’histoire

Un jeune homme rate son bus. Ce qui aurait dû rester un simple contretemps se transforme en une odyssée délirante : pour rentrer chez lui, il enchaîne les moyens de transport les plus improbables — vélo, cheval, montgolfière, requin, voiture — avant d’arriver, forcément, en retard.

Une technique de tournage à l’origine du charme du film

Sorry I’m Late est signé Tomas Mankovsky, qui en a assuré à la fois l’écriture et la réalisation pour le studio londonien Blink Productions. Le film rejoint la tradition des courts métrages en pixilation qui détournent des objets du quotidien pour raconter une histoire — une filiation directement inspirée du travail de l’animateur PES, connu pour ce même procédé.

Ce qui distingue Sorry I’m Late, c’est son dispositif de tournage : selon Letterboxd, l’ensemble du film a été filmé avec un appareil photo fixé au plafond, pointé à la verticale vers le sol d’un gymnase à Londres. Les décors et les accessoires étaient disposés à même le sol, et certains objets étaient tenus directement devant l’objectif, à une distance calculée pour créer une illusion de perspective et de profondeur — c’est cette astuce optique qui permet aux véhicules miniatures ou aux accessoires de sembler à la bonne échelle par rapport à l’acteur.

Le comédien Simon Carroll Jones interprète l’unique personnage du film, littéralement animé image par image sur le sol comme une marionnette humaine — la technique de la pixilation appliquée à un acteur réel plutôt qu’à des objets inertes.

Anecdotes de tournage

Selon Short of the Week, la réalisation a nécessité de nombreux essais et erreurs avant de trouver le bon dosage entre l’échelle des objets et la distance de la caméra. Un site dédié au film, sorry-im-late.com, rassemble encore aujourd’hui de nombreuses vidéos de tests de tournage pour qui veut comprendre comment l’illusion a été construite pas à pas.

Derrière la caméra, on retrouve Trevor Forrest à la direction de la photographie, et la musique du film a été composée par Keith Kenniff.

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